Racines de l’irresponsabilité politique africaine


Racines de l’irresponsabilité politique dans la gestion des états africains et en particulier le cas du Cameroun (1ère partie)

L’histoire de la gestion de l’Égypte pharaonique dont antique est une racine de l’échec politique que nous vivons de nos jours dans les pays d’Afrique au sud du Sahara. Les résultats des recherches anthropologiques démontrent que le savoir scientifique et culturel dans l’Égypte pharaonique était la chasse-gardée des ressortissants d’une caste sociale appelés « scribes ». Dans cette caste, le savoir était véhiculé dans des temples, de père en fils, et ainsi de génération en génération excluant la possibilité aux autres habitants de la cité de s’abreuver du savoir. Cette pratique d’appropriation exclusive du savoir contribuera à étouffer dans l’œuf la créativité scientifique et technique d’un grand nombre des citoyens de l’Égypte antique et à favoriser l’irresponsabilité de ces derniers face aux multiples crises à venir.

La situation politico-sociale qui sévit dans les États africains aujourd’hui sont les conséquences néfastes des germes hérités de l’éducation reçue par nos parents et grands-parents. Nombreux sont ceux d’entre nous de la génération d’avant les années 90 qui ont été éduqués dans une dictature familiale où le détenteur du pouvoir incarné par le chef de la famille (papa) exerçait ce pouvoir sans partage et n’acceptait aucune contradiction venant tant de sa femme (maman) que des enfants. Ce climat d’insécurité établit par les pères tout-puissants instaura chez les enfants issus de ces familles  un sentiment d’incapacité à pouvoir initier des entreprises sans l’avis du père et à la longue l’incapacité de s’épanouir donc d’être en mesure de prendre leurs responsabilités face à des crises que vivaient ces familles, notamment après le décès brusque du père. Bon nombre de nos chefs d’État d’Afrique sub-saharienne sont héritiers de cette forme opaque d’éducation avec son lot de dérive :

– Appropriation totale d’un pouvoir exercé sans partage. Ce malgré l’existence du multipartisme hérité au lendemain de la chute du bloc soviétique incarné par la destruction du mur de Berlin.

– Verrouillage systématique de toute forme d’expression divergente.

– Réfraction à la critique et fermeture au débat d’idées ( 1 Samuel 15:19-21)

– Incapacité à concrétiser des projets dans les secteurs clés comme ceux de la santé, l’éducation et l’emploi pour le bien-être du peuple.

– Promptitude à rejeter la responsabilité sur l’opposition face aux crises qui étranglent la société (Genèse 3:12)

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En fait, la plupart de nos rois (chefs d’État) souffrent aujourd’hui de l’héritage reçue de leur éducation entraînant chez nombreux d’entre eux une crise de la responsabilité attestée par leur illégitimité auprès de leurs concitoyens, d’où la propension de certains – souffrant de complexe profond – à trouver leur légitimité dans le soutien d’un nouvel instrument néocolonial appelé : communauté international. Ce constat alarmant de la gestion de nos États par nos « rois » devrait interpeller la jeunesse d’aujourd’hui et en particulier les chrétiens qui ont reçu du Seigneur Jésus-Christ le mandat d’être la lumière du monde, à prendre leurs responsabilités :

– en priant pour le dit « roi » afin qu’il reçoive du Seigneur l’intelligence et la sagesse nécessaire dans la conduite du peuple (Romains 13 : 1-2 ; Exode 4 : 10-16).

– en analysant sans état d’âme les points faibles et forts de leur pays : tout d’abord à la lumière de la Parole et ensuite de la science afin d’apporter auprès du chef d’État des propositions optimales d’améliorations.

– en initiant des œuvres sociales et en créant des entreprises afin de lutter plus efficacement contre la précarité et la pauvreté morale et matérielle (Matthieu 25 : 14-30)

Confession : « Je prends conscience aujourd’hui que de blâmer les autres pour mes échecs et mes erreurs ne me conduira qu’au naufrage. Je refuse de dire que c’est de la faute d’un autre, d’une circonstance, de Dieu ou même du diable, quand je pèche ou que j’échoue dans quoique ce soit. Je prends mes responsabilités et assume les conséquences de mes actions ». (Confession tirée du livre d’Olivier Derain : «  365 jours aux pieds du Maître »

Patrick Kouangain

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2 réflexions sur “Racines de l’irresponsabilité politique africaine

  1. Landry dit :

    Pertinents le petit détour vers la Mère patrie (Egypte antique) en guise d’intro et la confession servant de conclusion à l’article. Cette confession me rappelle les paroles de l’apotre Paul dans 1 Cor. 13:11, nos peuples et nous mêmes se doivent impérativement et urgement de tendre vers l’âge adulte.
    Merci Pat d’utiliser l’outil de la plume et de partager tes reflexions avec nous.

    Landry

  2. Sheliel dit :

    Merci Bro pour cette observation. J’attend personnellement la suite, déjà que ton approche de la problématique est un plus à ce que je me faisais déjà comme réflexion. Merci.

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