Retour sur l’évènement de la « Loveparade » à Duisbourg


Malgré que je sois en pleine veillée d’armes (ou presque) actuellement, je ne pouvais pas me permettre de passer à côté d’un évènement majeur tel que celui de la « Loveparade » qui a eu lieu ce weekend à Duisbourg dans l’Est de l’Allemagne. Alors sorti de la caserne et naturellement armé de mon clavier, me voilà à la collection des mots. Et hormis le fait qu’il y ait eu des morts et plusieurs blessés lors de ce qui devait être selon l’organisateur Rainer Schaller « une fête paisible de jeunes personnes joyeuses », c’est encore plus l’encre qui coule autour de l’histoire et son background qui attirent mon attention.

Déjà, c’est quoi la « Loveparade »?: c’est la plus grande fête dansante au monde. Avec la particularité d’être internationale, elle est normalement « célébrée » chaque année en Allemagne. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’elle est une idée de la « Technoparade » qui rassemble tous les mouvements qui aiment et célèbrent la Techno-musique. Et c’est là que ca devient interessant, puisque ce type de mouvement comme celui des Hippies à une époque se rebelle contre l’ordre établi dans la société et revendique la liberté ou bien le libertinage pur et simple. Mais puisqu’il ne faut pas fouiner trop loin, la « loveparade » est un label de couverture pour soudoyer les consciences moins affinées ou plutôt affermir les plus radicaux dans leur soif anti-autoritaire. Le tout bien sûr dans une ambiance plutôt attrayante avec la musique dite « techno » et la danse au centre de l’évènement. Chacune de ces deux composantes ont bien sûr un rôle subliminal à ne pas négliger…On y revient.

L’escalier de la mort

Cette année à Duisbourg, on a déchiffré à peu près 1,4 millions de participants dont une bonne tranche de participants venus de l’étranger. Comme quoi, la fête n’a pas de frontières. Seulement voilà, encadrer un million de personnes venues faire la fête, hors de contrôle, dans des états inconscients, n’est pas une mince affaire. Les organisateurs ont donc eu la merveilleuse idée de faire passer tout le beau monde par un tunnel pour pouvoir accéder au lieu de la fête proprement dit. Il ne leur est sûrement pas venu à l’esprit de se demander qu’est-ce qui se passerait si jamais l’unique accès était bloquée…Et bien, c’est ce qui arriva et conduisit donc à une panique de masse avec pour résultat 20 morts et près de 500 blessés. Vu qu’il n’y avait qu’un escalier, qu’un mince escalier comme voie de sortie de ce bourbier. En quelques minutes, c’était devenu l’escalier de la mort, l’escalade à outrance sans attention aucune. Les gens ont étouffés, se sont marchés les unes sur les autres…Il fallait bien survivre et là c’est chacun pour soi. La « loveparade » ou quand l’amour ne peut plus s’exhiber. Evidemment l’instinct naturel et égoiste de l’homme a pris le dessus. Pouvait-il en être autrement? Dans une situation aussi extrême où rien que le gain, le plaisir et l’envie – toutes des formes d’idolâtrie –  sont à l’ordre du jour? Pour ceux qui ont 40 minutes à consacrer pour des infos plus précises sur l’incident, et qui n’ont pas suivi l’évènement à la télé, un bon reportage en allemand de SPIEGEL-ONLINE en fait ICI un résumé complet. Attention quand même à ces quelques images et langage très indécents…Bah, je vous aurais averti…

Papa, c’est quoi un Raver?

Dans les nombreux reportages ou dans le jargon de la parade, revient souvent le mot « Raver » pour désigner celui-là où celle-là qui participe à la parade. En faisant un tour sur Wikipedia ou sur Google, on tombe en effet sur des définitions interessantes. On y découvre par exemple que ca fait le lien avec une certaine forme de pensée, de culture, dont l’accoutrement est un maillon essentiel. Sur internet, il existe d’ailleurs des modes d’emploi pour pouvoir devenir un « Raver » accompli. Tiens…En fait, le terme apparaît à la fin des années 80 dans les milieux de fêtes où la danse sous fond de musique électronique (techno) est au centre de tous les intérêts. Pas qu’une simple danse en fait, mais la danse « extatique ». A partir de là, on comprend pourquoi la chose attire tellement les jeunes, en perte de répères, en quête d’identité qu’ils ne retrouvent plus dans la société qui les environne. Les évènements comme la loveparade sont des excellents moyens pour « s’enfuir », retrouver une identité et une liberté apparente qui satisfont, bref un cadre où on peut se faire plaisir impunément et donner libre cours à la bête qui est en soi. L’extase…Voilà qui éclaire tout et en regardant de plus près on comprend mieux vu que certains ingrédients dits inoffensifs pour favoriser un état extatique ascendant ne sont autre que:

  • la musique (750 000 watt pour le son produit à cette « loveparade », avec une musique aussi agressive que la Techno, suffisant pour faire entrer en transe)
  • la danse dite extatique (sur des rythmes brutaux comme le Hardcore Techno alternés avec des styles plus mélodieux comme le Hands Up ou le Trance)
  • les liqueurs enivrantes
  • les techniques sexuelles (dont faire l’amour en public, le lesbianisme, l’érotisme comme marcher nu au milieu d’une foule etc.)
  • l’hyperventilation (qui fait appel tout de même à la volonté)

Ces mêmes ingrédients sont aussi des points saillants quant à la course de la jeunesse curieuse après de nouveaux horizons, disons plutôt de nouvelles réligions…Mais comment aller plus loin, quand la « loveparade » est présente? Bénie par les parents, les pères et les responsables du pays? Sponsorisée et assurée (« Haftversicherung ») par des multinationales et de grosses firmes à coups de millions? Pourquoi en douter? Pourquoi ne pas en profiter pour se défouler un peu? Voilà qui est bien malin.

La lapidation d’Eva Herman

Pendant que les gens (surtout celles qui se trouvaient dans le tunnel ou près du fameux escalier) réalisaient vraiment ce qui venait d’arriver, la fête continuait de l’autre côté. La chose s’ébruitait, la musique continuait; un peu comme un manque de solidarité ou de compassion envers les victimes d’une organisation scabreuse et d’une réjouissance scandaleuse aux allures de Sodome et Gomorrhe. Termes justement et éfficacement repris 24h plus tard dans un article vif et tacite d’Eva Herman, ex-journaliste d’unes des chaînes publiques du pays. Article lisible ici. De facon responsable, sous un regard bibliquement orienté sur la situation, elle dresse un tableau plutôt sombre de ce qui concerne la « loveparade » 2010 avec beaucoup de concision. Si elle ne laisse pas au lecteur de saisir avec profondeur sa pensée chrétienne sur l’affaire, on sent au moins une prise de position très risquée surtout pour quelqu’un comme elle qui est connue à travers le pays pour avoir servi à la télévision pendant longtemps. Ce qui lui a valut, à la suite de l’article, de jets de pierres et de critiques acerbes de partout, de collègues ou bien de profanes. Mais en lisant le second article écrit hier (je crois) en reponse à la mue qu’a causée son papier sur l’affaire « loveparade », on dévine que c’est une habituée de la lapidation. Ca aurait été justement une erreur de penser qu’Herman est à son premier fait d’armes. En effet, à cause d’une de ses déclarations sur le féminisme et la politique familiale du régime nationale-socialiste (nazi) contenues aussi dans son livre « das Eva-Prinzip », elle perd son boulot à ARD. C’est en 2007. La même année, elle est présente à un Talk-Show du fameux Johannes B. Kerner et se fait manipulée et humiliée si bien que le présentateur lui demande de quitter le plateau. Vous avez un apercu de la dite émission dans la vidéo ci-bas.

Depuis le début de cette année (selon Wikipedia), elle travaille pour l’agence privée Kopp-Verlag (que je conseillerais aux mordus de l’information vue autrement). Et la plupart de ses articles que j’ai eu à lire jusqu’ici portent indélébilement l’empreinte d’une conscience chrétienne frappée par l’enseignement et le regard bibliques sur la société actuelle. Un fait que je ne saurais m’empêcher de mettre en exergue, tant ce type de journalisme est aujourd’hui une denrée rare: Une opinion qui emprunte le regard divin maintenant tabou pour exprimer haut et fort ce que la populace ne veut plus entendre. Quitte à se faire lapider ou à se faire chasser comme une sorcière tel que l’a vécu Eva Herman. Pour moi, ca vaut la peine de le mentionner et même de prier pour que nous (qui sommes à la merci du média publique et donc du contrôle de l’information) ayons droit à l’alternative, à une expression plus libre, à un avis différent qui se rapproche du véridique et pas à ce que Herman désigne elle-même comme étant le « Unwahrheit« . Et même si la vérité a son prix, nous, nous savons que Jésus a payé le premier et que l’élève n’est pas plus grand que le maître. Il faut donc comprendre ce que ca veut dire…

Même s’il est reproché à cette bonne dame de n’avoir pas attendu que le deuil passe pour lancer son missile (ou sa missive), je crois que son intérêt n’était pas de manquer de respect aux attristés, mais de trouver échos pendant qu’il en est encore temps.  Battre le fer tant qu’il est chaud, ce n’est pas Zola qui me contredira. Il était peut-être osé de sa part de supposer que le divin est à l’origine de la catastrophe, mais il n’en reste pas moins que le Père n’approuve guère ce genre de manifestations où on laisse le péché abonder, la bêtise de l’homme s’accroître à la surface de la terre. Nul doute que cela parviendra un jour, après toutes ces années de « loveparade » (1989-2010), jusqu’à son trône et que là Son amour tant louée laisse place à ce moment-là à une colère dont j’ignore la force de frappe. S’il est constatée que son point de vue « chrétien » de la chose fasse problème, ce ne sont pourtant pas les musulmans qui s’en plaindront; puisque selon un article (lisible ici) d’Udo Ulfkotte (de Kopp-Verlag aussi), en bon avocat-défenseur de dame Herman, il paraît que certains islamistes du pays ont aussi hardîment brandi la thèse du jugement d’Allah sans que cela ne leur attire d’ennuis; tandis qu’une collègue croule sous les critiques et insultes de confrères et compatriotes…Parle-t-on d’impunité là? Où est-ce le chasseur qui a simplement changé son fusil d’épaule?

Soyons le sel et la lumière ou l’art de faire la différence

Mais une chose qui a attirée mon attention quand je refléchissais sur ce blog, c’est le contre-exemple. 1,4 millions de personnes étaient à la « loveparade » et le reste que faisait-il? Tandis que les gens dans un coin du pays se donnaient à coeur-joie au plaisir et au vin, où étaient ceux-là censés montrer le bon exemple? Clairement, ils étaient partout ailleurs qu’à l’ancienne gare principale de Duisbourg. Ce reste-là, qui est dans le monde sans être du monde, c’est celui qui est utile à l’équilibre sur tous les plans tant environnemental, que social et surtout spirituel. C’est à cause de ce reste, fidèle aux principes de la nature, abonné aux lois divines et consacré au Dieu de la Bible, que le Créateur tarde à lancer le countdown. Même si les jours sont comptés, le temps de grâce n’est pas encore fini. Le chrétien justement en est une raison, raison selon laquelle la patience divine se prolonge encore. N’eût été cela, ne doutons pas que le drame de la « loveparade » aurait été encore plus spectaculaire.

Alors, Chrétien, tiens-toi bien. Tu n’es pas le gardien de ton âme à toi seul, mais aussi de celle de ton voisin…

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Une réflexion sur “Retour sur l’évènement de la « Loveparade » à Duisbourg

  1. sheliel dit :

    Aux dernières nouvelles, le nombre de participants à la « Loveparade » a été faussement triplé. On aurait donc eu en fait beaucoups moins d’un million de personnes comme écrit dans l’article. Une autre manière de se faire de la publicité et de manipuler l’opinion publique.

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