De retour (Recueil)


Lorsque la pluie nous surprend sur le chemin
et qu’à l’évidence on ne peut que l’éviter,
serait la meilleure chose à portée de main,
un abri qui nous offre les avantages souhaités

A peine l’orage a éclaté qu’on souhaite déjà
qu’elle s’arrête afin de reprendre la route.
Le pèlerinage ne s’achève que la voie
menant au but est parcourue, sous la voûte

étoilée peignant magnifiquement l’attention
que nous adresse notre Père dans les cieux.
Parfois, on a envie d’aller à mille lieues,
de voir ailleurs, au délà des champs et sillons

On s’échappe, on goutte à un autre fruit
mais quelque soit la saveur, on revient
car le départ et l’arrivée d’un avion qui
à des grandes hauteurs de la terre parvient

ne sont et ne peuvent être qu’un aéroport
surtout s’il veut, bien entendu, finir à bon port.
Comme un être vivant ne resiste hors de son biotope
de même l’enfant de Dieu meurt loin du théotope.

Le génie s’en va
la paix s’éloigne
la nostalgie s’installe
le mal du pays aussi.

Je suis de retour
ce n’est plus mon tour
de faire et de jouer des tours
Il faudra bien achever le contour.

……….

Fin d’année 1945, à Djiffer
en pleine Casamance, Faye
attend toujours, par terre,
son mari parti pour la bataille.

Les yeux rouges, le visage pâle
elle n’a plus envie d’aller au champ
la daba n’inspire plus des chants.
Faye ne vit plus que de ce mal.

Un homme désiré dans son pays
tarde à revenir
Un coeur là-bas meurtri
tarde à se rejouir

Et s’il était tombé?
S’il était vraiment mort?
Sûrement pas, Faye ne survivrait
Heureusement qu’elle ignore!

C’est pourquoi elle se dit:
« Son couscous l’attendra »
Malgré tout, elle prie
que le ciel lui rende Adama.

L’espoir resiste aux bastonnades du temps
la terre brûlée de Djiffer ne saurait l’ordonner
de se lever, de retourner à ses plants;
tant l’amour a assiégé tout son être brisé.

Un impôt lui est imputé,
le tribut est élevé:
Elle doit attendre le retour,
le retour de son premier amour.

« je suis de retour » transperce son âme
cette parole assujettit même ses nuits
elle traverse ses rêves comme une flamme
Faye attendra ainsi Adama toute sa vie.

Luc 15:10
De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.

……….

Alors comme ca, Tu oses te plaindre, pourtant
tu es partie sans dire aurevoir,
sans dire où tu allais, sans prévoir
si tu survivrais, maintenant…

…tu trembles de froid
ton coeur est saisi d’effroi
dans tes vêtements usés,
tu te fous de ta santé.

…tu souffres et tu misères
tes yeux commencent à faiblir
tes pieds aussi, innocents dans le pire
de tes moments de galère.

Regarde-toi, mon amie, regarde-toi!
Ah! Tu ne me comprends toujours pas,
Malheureusement, ca se voit,
tu es décidement une proie…

La fumée de ta cigarette te voile
ta bouteille de bière te noie
ton tatouage te snobe, tu râles
dans tous les sens, que des noix!

Regarde-toi, mon amie, regarde-toi!
la poussière sur tes cheveux, plus bas
le sang sur tes mains, encore plus bas
tes vomissements sur tes pieds, pouah!

Mince, tu as pensé un instant à ton Père?
Celui qui n’a d’yeux que pour toi.
Au moins avec Lui, rappelle-toi,
tu ne manquais de rien, C’est à refaire.

C’est à refaire, en effet, ta vie avec Lui
regrette, je t’en prie, amèrement regrette
et rentre te mettre au chaud. Chez qui?
Chez la dernière personne qui serait prête

à te refuser une seconde chance,
de l’eau pour laver tes fringues,
du baume pour calmer tes transes.
Ce n’est pas une fiction mandingue.

Hé, que fais-tu encore ici dans la boue?
Allez, retourne au palais. Ce n’est pas bête.
Il t’attend là bas, Il n’est pas à bout
de guetter à l’horizon ta mince silhouette.

Luc 15:24
car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. […]

………

Après que le soir se soit
étrangement précipité,
il régnait un angoissant froid.

A ce moment donné,
on aurait cru que la planète
n’avait plus toute sa tête.

Le fils de la Haute Personnalité
venait de rendre l’âme, malgré
qu’il soit innocent.

Ses amis, tristes et condescendants
prirent avec eux sa maman.
Au ciel, c’était cool.

Personne ne paniquait, pas de soûl
dans cette réjouissance après le décès
du fils de Papa, dans une mission à Ses frais.

Papa donc, au milieu de cette euphorie
se disait : « enfin Il revient à moi »
Ses serviteurs en joie l’avaient compris.

Mais il fallait attendre, encore une fois,
3 jours et 40 jours, mésure térienne,
avant que le Chéri ne soit de retour.

A la porte du Ciel, à l’indienne
du monde, et à la clé, Papa
qui tendait déjà les bras

pour embrasser Son Unique
de retour, Jésus le Magnifique
que j’adore

que tu adores
et dont, ensemble jusqu’à ce Jour,
nous attendons l’autre grand Retour.

……..

J’entendis ce bout d’homme prier,
sa position m’intrigua un peu, mais
je compris que c’était une question
d’intimité entre la créature et Sion.

« Seigneur Jésus, reviens bientôt »

Je me mis soudain à refléchir à ceci
Je fus intrigué et m’interrogeai
sur la portée de cette phrase qui
m’apprenait que je n’étais pas prêt.

« Si tu reviens vite, il n’y aura plus de maux »

C’était tout à fait réel, légitime
de croire que les choses s’arrageront,
que Jésus est la solution ultime
qu’il est très sollicité dans ces environs.

« Je sais que tu me prendras avec toi »

N’était-ce pas exagéré de parler ainsi?
Me demandai-je, mais d’un autre côté
on comprend que la foi prend le dessus, et si
l’amour demeure par-dessus dans ce coeur brisé.
Mais le petit avait raison, c’est ainsi que vit le juste
dont la nourriture n’est autre que l’espoir au Juste.
Encore, j’admirais la douce voix de supplication
la position d’humilité de cet enfant, dans l’onction
particulière que lui a fait Son Père,
celui de parler à coeur ouvert.

« Même si c’est la moitié de mon Royaume, tu l’auras »

Ne-serait ce ainsi la réponse d’un Dieu
qui, que pour Sa créature, n’a d’yeux?
Que lui a.t-Il refusé?
l’Agneau crucifié?
Celui-là même viendra finaliser la destinée
de ceux à qui appartiennent, la nature et son armée,
la terre et les faveurs d’Elohim
Lui -même, j’ose écrire, victime
d’un amour enchaînant,
le titre de Messie, Lui conférant.

Maranatha!

………

La cloche sonne
la trompette résonne
le cor rétentit
afin que le scénario prédit
s’accomplisse.
les saints, les prémices
sont rassemblés pour l’arrivée
de Celui dont le Nom est sacré.
Dans l’arène, Il fait Son entrée.

Des Séraphins glorieux Le précèdent
Des Chérubins lumineux L’escortent
Entouré d’êtres puissants, tout cède
sur Son chemin, et s’ouvre tout porte
sur Son sentier couvert de flammes
surplombées par Ses talons d’or qui crament
le péché, le vice. Toute chair et vanité, Il blâme.

Les nuées sont la poussière de Ses pieds
le soleil se voit être l’ombre de Sa silhouette
Il est de retour, le Roi des Rois et
le Sauveur de tous, des diadèmes sur la tête,
la verge de fer à la main, pour dominer
purifier, moissoner et recolter.
Enfin, l’ivraie est de la bonne herbe séparée.

Qu’Il est suprême, l’Etre qui tient dans Sa paume
le Livre de Vie. Digne d’élevation de tout homme,
approuvé entièrement par le Seigneur YHWH
monté non plus sur un âne, mais sur un cheval blanc
les saints lèvent les mains à Son triomphale arrivée
et moi, je me prosterne car même près de Son flanc,
je ne suis pas digne de me tenir. Lui seul est grand.

Ses yeux rejettant des flammes de feu
s’attarderont-elles sur moi?
Sa main de chrysolite purifié dans le creux
se posera-t-elle sur moi?
Sa bouche de laquelle sort l’épée aigue
parlera t-elle à mon coeur,
Lui qui m’a délivré de l’être obtus?

Sa cuisse me rappele qu’Il est Seigneur,
tous les hommes le lisent et revêtent des sacs,
car c’est le deuil, la pierre réjetée dans le lac
est devenue la Principale, l’Incontournable.
Le mauvais trio et les siens s’inclinent, vulnérables.
Le monde est sauvé
la terre et les cieux renouvellés

Il n’est plus question d’espérance
il n’est plus question de foi
place à l’amour et à l’adorance,
gloriage et louange substituent la croix.
C’est ainsi le Jour J annoncant Sa venue,
qu’il est beau le retour de mon Jésus!

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